» » » » Et si le plus difficile n’était pas de plier… mais de choisir quoi garder ?
Et si le plus difficile n’était pas de plier… mais de choisir quoi garder ?
Zoom

Et si le plus difficile n’était pas de plier… mais de choisir quoi garder ?

Que faire lorsque les modèles d’origami s’accumulent ? Une réflexion sur l’attachement, le tri et les créations que nous choisissons réellement de garder.

Facebook - Partager
X (Ex-Twitter)
Pinterest
Reddit
WhatsApp
qrcode
Description
Notes et avis

Et si le plus difficile n'était pas de plier... mais de choisir quoi garder ?

Quand on aime l'origami, il est très facile d'accumuler. On plie un modèle, puis un autre. On garde les premiers essais, les versions réussies, les cadeaux, les modèles liés à un souvenir. Et peu à peu, les étagères se remplissent.

Mais faut-il vraiment tout garder ?

La Japonaise Marie Kondo a popularisé une idée simple : ne pas choisir ce que l'on doit jeter, mais choisir consciemment ce que l'on souhaite garder, ce qui nous apporte de la joie.

C'est un bon point de départ. Mais peut-être pouvons-nous aller plus loin.

Patrick Burensteinas, dans sa lecture alchimique de l'Art, propose une autre perspective : une œuvre juste ne se contente pas de nous plaire. Elle agit sur nous.

Lorsque je regarde les modèles qui m'entourent, j'essaie donc de ne pas seulement me demander s'ils sont beaux ou si j'y suis attaché. Je m'interroge aussi sur ce qu'ils produisent encore aujourd'hui, en moi et dans mon lieu de vie :

M'apportent-ils calme et sérénité ?

Contribuent-ils à l'harmonie du lieu ?

Me font-ils du bien lorsque je les regarde ?

Ont-ils encore une véritable présence pour moi, ou sont-ils devenus invisibles à force d'être là ?

Un modèle peut avoir compté sans devoir rester éternellement avec nous. Il peut nous avoir appris une technique, accompagné une période de notre vie ou nous rappeler une rencontre, et avoir pourtant terminé son rôle.

S'en séparer n'efface rien de ce qu'il nous a apporté.

Et lorsque trop de modèles s'accumulent, ceux qui comptent vraiment finissent parfois par disparaître dans la masse.

Trop garder peut aussi nous empêcher de voir.

C'est peut-être là tout l'enjeu : choisir, autant que possible, un environnement fait de beauté et d'harmonie, et préférer quelques objets qui nous touchent vraiment à l'accumulation.

Alors peut-être que la vraie question n'est pas :

« Est-ce que je peux me résoudre à jeter ce modèle ? »

Mais plutôt :

« Est-ce que je choisis encore de vivre avec lui ? »

Je poursuivrai cette réflexion lors de la formation que je donnerai à l'école « Athanor de Lyon » en 2027.

Photo : vitrine de mon salon, dans laquelle sont exposés des modèles qui me tiennent particulièrement à cœur. Le masque est une création d'Éric Joisel.

Retour en haut
Description
Notes et avis

Avis des internautes sur Et si le plus difficile n’était pas de plier… mais de choisir quoi garder ? (0 avis)

Il n'y a actuellement aucun avis pour cet article, soyez le premier à donner le votre.
[Ajouter votre commentaire]
Retour en haut
Livraison / Paiement